4 avr. 2014

Y'a quelque chose de nouveau dans ma vie...

Il est de ces machines qui entrent dans votre vie, comme ça, pioufffff, et qui ne peuvent désormais plus en sortir. 
On me l'avait dit pourtant !!! 

Il y a un peu plus de deux mois, j'ai eu la chance d'être contactée par Singer France qui m'offrait la possibilité de tester un de leurs produits. J'aurais bien évidemment pu opter pour une machine de guerre avec plein de boutons toussa toussa mais, j'ai jeté mon dévolu sur la surjeteuse Heavy Duty 14HD854. En effet, c'est un achat que je prévoyais de faire depuis quelques mois déjà ; l'occasion était donc parfaite. 

D'un point de vue technique, sans rentrer dans un blabla incompréhensible, il s'agit d'une surjeteuse à 4 fils et 2 aiguilles, à entraînement par différentiel

Pour les débutantes comme moi qui n'avaient jamais touché à une surjeteuse, il faut s'armer de patience. Contrairement à une machine à coudre, l'enfilage, qui se fait avec une pince à épiler, demande un peu de concentration et ce, même si le schéma est indiqué sur la machine. Une fois qu'on a pris le coup de main, ça devient plus facile. J'ai également pu tester la technique des noeuds, qui permet de changer de bobines sans refaire l'enfilage. Nickel : bien penser à mettre les tensions de fil à zéro. Ça ne marche toutefois pas avec des fils épais par contre. 

Ensuite, par rapport à une machine classique, ce qui surprend, c'est la rapidité d'exécution. 1300 points par minutes quoi... Ça change graveeeeeeee. Du coup, il faut rester concentrer pour contrôler l'entraînement du tissu. J'ai bien lu le mode d'emploi pour tester un peu tous les points mais, je ne m'en suis pas super bien sortie. J'ai pu me dépatouiller uniquement en levant le nez du bouquin (c'est bien la peine d'être disciplinée lol). Ma copine Leefa m'avait d'ailleurs conseillé de laisser la tension 4 pour tous les fils et je dois avouer que ça a été salvateur. 

J'ai essentiellement fait du surfilage ou du roulotté pour avoir des finitions impeccables, essentiellement à 3 fils d'ailleurs ; je crois qu'il me faudra plus que deux mois pour explorer toutes les possibilités de cette machine. J'ai tenté la couture du jersey au tout début mais, mon premier essai n'était pas concluant, mauvais réglage des tensions. A peaufiner donc...

J'ai également eu quelques frayeurs ces dernières semaines. La première est survenue quand une des aiguilles s'est cassée sur un tissu un peu trop épais. Jusqu'ici, rien de bien dramatique ; je change l'aiguille, je vérifie qu'il n'y ait pas un morceau qui traîne... Sauf que les commandes ne répondaient plus -_- C'est finalement Séverine, Docteur ès Surjeteuse, qui m'a conseillé d'ouvrir le socle pour nettoyer en profondeur et huiler l'ensemble. Alléluia, tout est reparti comme il faut !!! La deuxième frayeur est arrivée quand j'ai surfilé de la laine et que les points n'arrêtaient pas de sauter et les fils de casser ; c'est encore Séverine qui m'a soufflé qu'il fallait vérifier l'aiguille. En somme, il faut être un peu plus consciencieux qu'avec une machine à coudre classique, à mon sens. Ce sont des habitudes à prendre : bien dépoussiérer, vérifier les aiguilles plus régulièrement, huiler...

Pour finir, quelques photos comparatives, entre le point surjet de ma machine et les points de la surjeteuse. Le constat est sans appel...
Point surjet Machine à coudre
Point surjet 3 fils Surjeteuse
Point roulotté 3 fils Surjeteuse
N.B.: le tissu imprimé zèbre (voile de coton) n'est pas doublé/thermocollé, d'où la déformation exagérée. 

***

En résumé : une très belle découverte que je continue d'explorer au travers de mes projets. La surjeteuse n'est pas indispensable, surtout lorsqu'on débute mais, à un certain niveau, pour avoir de belles finitions ou travailler des tissus plus délicats, elle devient vraiment nécessaire. Un grand merci à Singer. 

8 commentaires:

  1. Whaouuuuuu la chance c'est super cool, tu vas pouvoir te regaler ; )

    Tristanementvotre. Blogspot. Fr

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    1. Tout à fait, un vrai régal cette machine !!!

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  2. on devient accroc a ces petites choses à une vitesse... pour tout l'or du monde je ne me séparerais pas de ma surjeteuse (ou alors pour une plus sophistiquée avec différentiel par exemple la mienne étant la gamme en dessous de la même marque) . Je te souhaite bien des amusements avec la petite chose et surtout de l'entretien elle picole grave de l'huile c'est son pécher mignon faut pas lui en vouloir ;o) pour les points tu sais on en a vite fait le tour le tout est de toujours tester ses tensions sur une chute avant de coudre mais en général je suis aussi à 4 comme te l'a conseillé Leefa. bisous

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    1. Je ne maîtrise pas encore le différentiel mais je compte bien la dompter comme il se doit ^_^

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  3. super! merci Pimsy pour tous les petits "trucs"
    bonne couture
    bises
    mir

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  4. Bonjour!! Je découvre ton blog qui est bien sympathique, je repasserai par ici...
    De bien belles réalisations!!
    Pour les tissus qui gondolent ou froncent à la surjeteuse, c'est une question de réglage du différentiel, me semble-t-il... (Si ma mémoire ne me fait pas défaut. Mon achat est trop récent pour que j'ai tout enregistré et trop lointain (6 semaines) pour me souvenir de tout ce que j'ai appris dans le cours qui va avec la machine...)
    A bientôt!

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    1. Ouip c'est prévu pour ça, mais je ne maîtrise pas encore tout à fait. Avec le temps...
      A très vite et merci de ton passage ;)

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Pimsy lit des trucs